Dossier Multi

 
les actus expertinfos
  1. Multimédia - Renforcer son réseau grâce aux répéteurs Wi-Fi

    Ces petits boîtiers électroniques permettent de profiter d’un signal de bonne qualité dans toutes les pièces de l’entreprise.

    Le répéteur est un émetteur-récepteur qui permet d’étendre la couverture du réseau Wi-Fi. Placé stratégiquement dans les locaux de l’entreprise, il offre la possibilité de capter un signal de bonne qualité dans des pièces ou des espaces extérieurs qui, auparavant, étaient isolés. Il peut fonctionner comme un simple réémetteur. Dans cette hypothèse, il doit être positionné dans une zone où le signal initial est de bonne qualité (les répéteurs n’augmentant pas la puissance du signal, ils en étendent juste la portée). Les répéteurs dotés de prises éthernet (RJ45) peuvent également être utilisés comme point d’accès Wi-Fi à un réseau informatique filaire.

    Il existe plusieurs types de répéteurs. Les plus simples prennent la forme d’un boîtier qui vient se ficher sur une prise électrique. Lorsque le routeur ou la « box » est compatible WPS, « l’appairage » du répéteur avec le routeur est presque automatique. Dans les autres cas, il faut le paramétrer en passant par une application dédiée que l’on va installer sur son smartphone ou via le site Web du fabricant. L’opération reste néanmoins assez simple à réaliser.

    Certains de ces boîtiers sont équipés de voyants lumineux indiquant la puissance du signal reçu. Une option très pratique qui aide l’utilisateur à les positionner de manière optimale. Parfois, ils intègrent une prise électrique femelle, ce qui permet de brancher d’autres appareils dessus.

    Enfin, il faut savoir qu’il existe également des packs de répéteurs. Ces derniers sont composés d’une station qui est connectée par fil au routeur, et de plusieurs répéteurs à disposer dans les locaux. L’intérêt de cette configuration est de permettre de placer plusieurs répéteurs sans qu’ils entrent en concurrence sur la même bande passante. Un meilleur débit est ainsi assuré.

    Il existe de très nombreux modèles de répéteurs. Pour choisir le bon modèle, il faut s’assurer qu’il prend en compte les normes Wi-Fi les plus récentes, comme le 802.11ac et qu’il offre un débit au moins aussi élevé que celui de la box qu’il doit amplifier. En outre, le fait qu’il soit compatible WPS permettra une configuration plus rapide. L’objet étant, de plus, assez visible, son aspect entre aussi dans les critères de choix.

    Il faut compter entre 200 € et 500 € pour s’offrir un de ces packs. Quant aux répéteurs classiques, ils coûtent de 20 € à 80 €.

    À savoir :
    certains répéteurs créent un nouveau réseau. Afin de s’y connecter, il faut donc paramétrer les machines des utilisateurs (portables, tablettes...). Ces dernières pourront ainsi, automatiquement se connecter sur le réseau le plus puissant en fonction de la pièce dans laquelle elles se trouvent.

    Pour augmenter la couverture d’un réseau Wi-Fi dans des locaux, il est également possible d’utiliser des boîtiers CPL (courant porteur en ligne) Wi-Fi. Cette technologie consiste à s’appuyer sur le réseau électrique pour se connecter au réseau de l’entreprise. Concrètement, un boîtier relié au routeur communique via le réseau électrique avec un autre boîtier qui émet en Wi-Fi. Lorsque le réseau électrique est de bonne qualité, cela fonctionne très bien. Ces kits (composés d’un boîtier de base et d’un boîtier Wi-Fi) sont vendus, en fonction des modèles, à partir de 100 €.

    © Frédéric Dempuré - Les Echos Publishing - 2017
  2. Multimédia - Les produits reconditionnés ont le vent en poupe

    Selon une étude de l’institut GfK, 2 millions de téléphones portables reconditionnés ont été vendus en France en 2016, ce qui représente tout de même 10 % du marché hexagonal des smartphones. Plus qu’une niche, il s’agit donc d’une véritable tendance de consommation. Une tendance portée par le souhait de ne pas toujours devoir payer le prix fort, mais également par celui d’adopter un comportement écoresponsable.

    Un produit reconditionné est un produit d’occasion qui a été remis dans un état proche du neuf par un professionnel. Concrètement, les pièces défectueuses ont été changées, les éventuels logiciels qui les équipent reparamétrés en « mode usine » et leur enveloppe extérieure briquée au point qu’il devient difficile d’imaginer qu’il s’agit d’une seconde main. L’origine des produits est variée. Certains d’entre eux sont des matériels d’exposition et de démonstration, d’autres des produits retournés en raison d’un dysfonctionnement ou d’une résiliation dans le cadre d’une vente à distance. Les derniers, enfin, sont de véritables occasions. Mais attention, quelles que soient leur origine ou l’action de remise en état initiée, le produit est garanti par le reconditionneur pendant une longue période. Chez RemadeInFrance, un des leaders français spécialisé dans la vente d’iPhone, d’iPad et d’Apple Watch reconditionnés, les garanties sont ainsi comprises entre 1 et 2 ans. Rien à envier au neuf, donc.

    Concernant les prix, les économies sont au rendez-vous. Il est, par exemple, possible, sur le site de RemadeInFrance, de s’offrir un iPhone 7 Plus reconditionné pour 779 € (contre 909 € neuf) ou un iPad Pro 12,9 pouces et 256 Go pour 779 € au lieu d’un peu plus de 1 000 € pour une tablette sortie d’usine. Chez Back Market, une plate-forme française sur laquelle sont réunis des produits reconditionnés par une centaine d’entreprises, l’on peut trouver un iPhone 6S à moins de 350 € (contre 650 € neuf) ou encore un réfrigérateur Whirlpool 50 % moins cher que le neuf. Tous matériels confondus, les remises peuvent même dépasser 70 %. Pour le moment, les reconditionneurs centrent leur offre sur les smartphones, les tablettes ou les ordinateurs portables, les téléviseurs ainsi que le matériel photo et hi-fi. Mais d’autres secteurs sont en train d’émerger. Ainsi, par exemple, Aramis Auto reconditionne des voitures d’occasion dans ses ateliers de Donzère, dans la Drôme, avant de les mettre en vente sur son site Internet.

    Le prix n’est pas la seule raison qui pousse de plus en plus de Français à s’intéresser aux produits reconditionnés. Pour nombre d’entre eux, acheter des appareils d’occasion remis à neuf traduit également un engagement écoresponsable. D’abord, cette activité est créatrice d’emplois le plus souvent localisés en France. RemadeInFrance, lancée en 2014 à Poilley dans la Manche, emploie déjà près de 450 personnes essentiellement dans ses ateliers. En outre, les acteurs de l’insertion sont également très présents sur ce marché. C’est le cas, notamment, de la société coopérative d’intérêt collectif Les Ateliers du Bocage. Née d’une communauté d’Emmaüs, elle compte aujourd’hui plus de 200 salariés.

    Ensuite, les produits reconditionnés séduisent car ils s’inscrivent dans une économie dite « circulaire ». Car ce n’est un secret pour personne : les matières premières de la planète s’épuisent et notre système économique linéaire, c’est-à-dire basé sur le cycle production/utilisation/destruction, n’est plus soutenable. Il faut repenser nos modèles de production afin d’adopter un cycle plus vertueux intégrant de nouvelles étapes : écoconception, utilisation, réparation, réutilisation et enfin recyclage. Le marché des produits reconditionnés s’inscrit dans cette démarche écoresponsable.

    © Frédéric Dempuré - Les Echos Publishing - 2017
  3. Multimédia - Planifier ses réunions grâce à Doodle et à ses concurrents

    Depuis plus de 10 ans, le site Doodle et quelques autres permettent à tout un chacun de créer des sondages afin, notamment, de planifier et d’organiser un évènement

    Doodle a été créé en 2003 pour réaliser des sondages auprès d’un petit nombre de personnes. Concrètement, l’outil permet de concevoir un questionnaire simple et de l’adresser, par courriel ou via une page sur un réseau social (comme Twitter), à différents destinataires. Ces derniers étant, bien entendu, invités à y répondre. Il est possible, par exemple, d’utiliser cet outil pour organiser une réunion. Dans cette hypothèse, les personnes sont invitées à choisir, parmi les propositions de dates, celles qui les satisfont. Le créateur du « Doodle », grâce à un tableau récapitulatif, est ainsi informé des disponibilités de chacun et surtout du ou des créneaux convenant, au mieux, à tous ou, au pire, au plus grand nombre.

    Doodle n’est pas qu’un simple outil de planification d’événements. La formulation des questions et des propositions que les personnes interrogées doivent cocher est libre. Il est donc possible de créer des sondages sur un nombre infini de thèmes (choix des plats proposés par un traiteur lors d’un déjeuner professionnel, nombre de places disponibles dans les voitures des collaborateurs et des partenaires pour covoiturer à l’occasion d’une visite de chantier…).

    Les fonctions de base, c’est-à-dire de création et d’envoi d’un sondage, mais aussi de connexion à son agenda (planification d’événements), sont gratuites. En revanche, la version complète (envoi de rappels automatiques, absence de publicité, personnalisation de l’interface...) coûte 29 € par an.

    Doodle est un outil ergonomique et très simple. Le créateur du sondage doit seulement se connecter sur le site (www.doodle.com) puis, directement sur la page d’accueil, cliquer sur le bouton « Créer un sondage » (pour planifier une réunion) ou « Créer un choix textuel » (pour les autres types de sondages). Il lui reste alors à remplir le formulaire (titre de la réunion, par exemple, lieu, dates et horaires proposés, nom et courriel de l’organisateur) et à valider l’opération. Apparaît alors un lien Internet qu’il suffit d’adresser aux personnes que l’on souhaite convier. Ces dernières n’auront plus qu’à cliquer dessus, puis à cocher les réponses qui leur conviennent.

    Doodle est également proposé sous la forme d’une application gratuite pour tablettes et smartphones (iOS et Android).

    À savoir :
    les sondages peuvent être paramétrés afin de limiter le nombre de vote par proposition ou par personne, ou encore de garantir l’anonymat des répondants.

    Totalement gratuit et sans inscription, Moreganize (www.moreganize.ch) permet, comme Doodle, de planifier un évènement en créant, puis en diffusant un questionnaire. Un modèle de type « date » est proposé ainsi qu’un modèle de sondage en « texte libre ». Pour faciliter la préparation de l’évènement en question, Moreganize offre également la possibilité de créer, très simplement, des « to do list ».

    Framadate (framadate.org) est également gratuit. Il offre la possibilité de créer des sondages de type « date » et « classique », c’est-à-dire dans lesquels des propositions sont rédigées par le concepteur du sondage. Les fonctions de paramétrage proposées permettent de restreindre l’accès au sondage via un mot de passe, d’interdire aux sondés de modifier les réponses des autres, mais aussi d’être alerté par courriel de l’intégration d’une nouvelle réponse ou d’un nouveau commentaire. L’outil est intuitif et convivial.

    Zoutch! (www.zoutch.com) est sans doute le plus sérieux concurrent de Doodle. Gratuit et sans inscription, il offre une interface qui permet de mêler différents types de questions dans un seul et même sondage. Par exemple, afin de préparer une réunion suivie d’un pique-nique entre collègues, il est possible de créer un formulaire qui invite les destinataires à présenter leurs disponibilités en termes de date, à préciser s’il viennent en voiture et peuvent donc prendre en charge des collègues, s’ils sont prêts à emporter des objets, des boissons ou de la nourriture… Une liste de modèles de sondages (de la réunion simple à la soirée pyjama, en passant par l’organisation d’une formation) est également proposée aux utilisateurs de Zoutch!.

    © Frédéric Dempuré - Les Echos Publishing - 2017
  4. Multimédia - Qwant, un moteur qui respecte la vie privée

    Lancé en 2013, Qwant est un moteur de recherche européen d’origine française (www.qwant.com) qui, sans inquiéter les géants Google et Yahoo!, séduit chaque jour davantage d’utilisateurs. Ses atouts : en plus d’offrir une qualité et un confort de recherche de bon niveau, il préserve la vie privée des internautes. Présentation de ce moteur pas comme les autres qui a pour ambition de séduire plus de 5 % des européens d’ici 2019.

    Contrairement aux leaders du marché, Qwant ne recueille et ne stocke aucune donnée sur ses utilisateurs afin de leur proposer des publicités dites « ciblées ». Chacun a donc la certitude que ses pratiques de navigation ne sont ni scrutées, ni enregistrées, ni revendues. En outre, cette politique de neutralité se traduit par le fait que le moteur ne tient pas compte de nos « habitudes » de recherche dans sa sélection de résultats. Ainsi, lorsque Google tente de nous satisfaire en nous proposant prioritairement les sites que nous visitons le plus souvent (au risque de nous proposer un terrain d’exploration de plus en plus réduit), Qwant nous offre un Internet sans filtre à chaque recherche. Certains trouveront l’expérience peu confortable, d’autres, au contraire, seront heureux de (re)découvrir l’immensité et la richesse infinie de la Toile.

    Qwant, au même titre que les géants du marché, est le seul maître de sa technologie. Ses équipes ont développé le moteur et l’index sur lequel il s’appuie est propriété de l’entreprise. Il y a quelques semaines, elle s’est, en outre, équipée de supercalculateurs DGX-1 (produits par Nvidia). Ces machines, très puissantes, sont conçues pour affiner (les experts parlent d’intelligence artificielle) l’analyse et la sélection des contenus (textes, images, vidéos…) et donc pour mieux répondre aux requêtes des utilisateurs de Qwant.

    Les fondateurs de Qwant misent sur un modèle économique traditionnel et non intrusif. Concrètement, le moteur se finance, comme le faisait autrement tous ses concurrents, en prenant une commission sur les ventes réalisés sur son espace « shopping » et en affichant des publicités, non pas en rapport avec les habitudes de consommation de ses utilisateurs, mais en lien avec le thème de la recherche. Par exemple, lancer une requête sur le « prix d’un carburateur », fera apparaître des annonces de constructeurs automobiles ou de vendeurs de pièces détachées. Grâce à ce modèle économique classique, les dirigeants de Qwant visent un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros en 2021. Un objectif qui ne semble pas effrayer les investisseurs comme la Caisse des dépôts et le groupe Axel Springer qui n’ont pas hésité, il y a quelques mois, à remettre près de 20 millions d’euros au capital.

    L’interface de Qwant est sobre. L’espace central est dédié aux résultats de recherche. Ces derniers venant, par défaut, s’afficher sur 3 colonnes : la première est consacrée au « Web », la seconde aux actualités et la dernière aux informations issues des réseaux sociaux (essentiellement Twitter pour le moment). Il est néanmoins possible, d’un simple clic sur la barre de tâches du moteur (bandeau vertical présent sur la partie gauche de l’écran), de ne choisir d’afficher que les résultats d’une seule de ces 3 rubriques. Il est aussi envisageable de cibler les recherches sur des vidéos, des images ou encore des produits commercialisés par des sites marchands.

    Par défaut, la langue de recherche est le français. Mais, depuis quelques temps, il est également possible d’effectuer des recherches dans des langues régionales et d’opter pour une version du moteur qui mettra en avant les contenus régionaux (résultats web, images, commentaires des réseaux sociaux…). Concrètement il suffit de cliquer sur le drapeau français présent en haut et à droite de la page d’accueil du moteur, puis de sélectionner la langue régionale désirée. Pour le moment, le moteur permet de faire des recherches en Corse, en Breton, en Catalan et en Basque.

    Comme ses rivaux, Qwant n’est pas uniquement disponible sur les ordinateurs fixes ou portables (PC, Mac). Il existe également une application pour tablettes et smartphones (Android, iOS), baptisée Qwant Mobile, qui associe le moteur au navigateur Liberty. Ce dernier, comme Qwant, ne recueille aucune donnée sur ses utilisateurs. Une sélection d’applications sécurisées et non intrusives (gestionnaires de mots de passe, messageries instantanées...) est aussi intégrée à l’outil. Qwant Mobile est disponible sur les plates-formes de téléchargement iTunes et Play.

    © Frédéric Dempuré - Les Echos Publishing - 2017
  5. Multimédia - Coup d’œil sur les serrures biométriques

    Il y a quelques années, seules dans les films d’anticipation apparaissaient des serrures biométriques. Aujourd’hui, la réalité a rattrapé la fiction et particuliers comme entreprises ont recours à ces systèmes d’identification basés sur des caractéristiques physiques pour sécuriser l’accès à des locaux, des matériels informatiques ou même des logiciels. Zoom sur les techniques déjà opérationnelles et sur le cadre juridique de leur utilisation.

    Le lecteur d’empreinte palmaire est le système le plus connu. Sur le marché depuis plusieurs années, via une lentille sur laquelle il faut poser un doigt, il vient vérifier qu’une empreinte digitale est bien conforme à un gabarit de référence. Cette technique est utilisée sur des portes, des ordinateurs portables ou encore sur de plus en plus de smartphones.

    Dans plusieurs entreprises, sont également mis en œuvre des lecteurs biométriques analysant la forme de la main ou celle du visage, des lecteurs scannant le réseau vasculaire des doigts ou encore l’iris de l’œil. Ces types de lecteurs sont bien plus fiables que les lecteurs d’empreintes digitales. Une fiabilité accrue qui tient notamment au fait que ces verrous s’appuient sur des caractéristiques biométriques dites « sans traces ». S’il est relativement simple de retrouver (et donc de reproduire) les empreintes d’une personne dans son lieu de vie, il est beaucoup plus complexe de reconstituer le réseau vasculaire de ses doigts ou de sa main.

    Moins de 200 € seront suffisants pour s’offrir une serrure à lecteur d’empreinte alors qu’il faudra débourser plus de 700 € pour un lecteur de la forme de la main ou pour une serrure analysant le système veineux ou l’iris.

    En plus ou en remplacement de ces techniques déjà éprouvées, d’autres systèmes devraient bientôt être proposés sur le marché des serrures biométriques. Certains s’appuieront sur l’analyse de la voix ou du système veineux de l’œil. D’autres, plus surprenants devraient être capables d’identifier une personne sans se tromper en se basant sur la forme de son canal auditif, sa démarche et même son rythme cardiaque.

    Tout d’abord, il convient de préciser que la mise en place d’un système de serrures biométriques dans une entreprise n’est pas une opération anodine qui peut être lancée sans réflexion préalable. Le contrôle d’accès biométrique étant très intrusif en matière de données personnelles, sa mise en place ne peut s’effectuer que si elle est justifiée. Autrement dit, rappelle la Cnil, un tel système ne doit être déployé que si les systèmes traditionnels (badge, clé, vidéosurveillance, gardiennage…) s’avèrent insuffisants, notamment par rapport à l’activité de l’entreprise. Ainsi, une entreprise qui stocke des produits dangereux ou qui effectue des recherches scientifiques stratégiques sera bien plus légitime à adopter la biométrie qu’une boulangerie ou qu’une entreprise de services classiques. La Cnil précise que « les responsables du traitement voulant se conformer à ces autorisations devront démontrer au moyen d’une documentation étayée, que le contexte de mise en œuvre du contrôle d’accès justifie le recours à un traitement biométrique ».

    L’utilisation des systèmes biométriques est encadrée par la loi et doit faire l’objet, lors de sa mise en place, d’une déclaration simplifiée à la Cnil. Deux situations sont prévues. La première (autorisation unique AU-052) concerne les systèmes biométriques permettant aux personnes de « garder la maîtrise de leur gabarit » soit en détenant un support sur lequel ledit gabarit est stocké (dans cette hypothèse, il doit être inséré dans le lecteur pour permettre l’ouverture), soit en rendant illisible par des tiers le gabarit stocké sur le lecteur (ici, seule la personne concernée détient la clé de déchiffrement permettant d’accéder en clair à son gabarit). Ce système est privilégié par la Cnil dans la mesure où il réduit les risques de détournement des données des personnes utilisant les serrures biométriques.

    La seconde situation (autorisation unique AU-053) s’applique aux dispositifs biométriques qui, pour des raisons de sécurité (qui devront être justifiées par l’entreprise), ne permettent pas aux personnes de garder la maîtrise de leur gabarit. Dans cette situation, l’entreprise devra « adopter des mesures permettant de limiter au maximum les risques pour la vie privée ». Des mesures qui devront être présentée dans une documentation.

    © Frédéric Dempuré - Les Echos Publishing - 2017